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L'actualité Bio Pharmaceutique

La contraception du post-partum :Enfin la pilule anti-ovulatoire

par Manar » Mar 20 Sep 2011 15:28

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La contraception microprogestative (POP):

Le principe de la contraception microprogestative consiste à administrer un progestatif à doses non totalement antigonadotrope, ce qui permet d’éviter d’adjoindre un traitement oestrogénique, la substitution étant, du fait de la persistance d’une sécrétion d’oestrogènes endogènes suffisante, inutile. Le verrou contraceptif classique se passe au niveau de la glaire et de l’endomètre. Les contraceptions microprogestatives, du fait de leur faible impact antigonadotrope, doivent impérativement être prises en continu. Il n’y aura doncpar définition pas d’hémorragies de privation. Il existe deux générations de contraceptions microprogestatives : l’ancienne qui n’est pas antiovulatoire et qui donne un mauvais indice de Pearl à 1,15 au minimum, efficacité bien
évidemment insuffisante chez les femmes fertiles. Cette contraception microprogestative classique a l’AMM de contraception et est très bien supportée sur le plan métabolique. Elle est proposée dans le post-partum et l’allaitement, où son efficacité peut être considérée comme acceptable du fait de la faible fertilité, en revanche son efficacité est insuffisante chez les femmes à forte fertilité, et le délai d’oubli est de trois heures, ce qui n’est guère compatible avec l’observance habituelle de la contraception orale.
Est apparue récemment une contraception microprogestative de deuxième génération, Cérazette ®. Il s’agit d’une contraception qui comprend 75 μg de désogestrel prise de manière quotidienne. Sa grande particularité est d’être antiovulatoire, avec 97% des cycles anovulatoires, le chiffre n’est que de 50% pour les POP de première génération. (6) L’aspect anti-ovulatoire de cette contraception lui donne un indice de Pearl de 0,17, à savoir strictement équivalent à celui des oestroprogestatifs classiques, ce qui donne un délai d’oubli de douze heures, comparable là aussi à celui des contraceptions oestroprogestatives. Par son mode de fonctionnement même, cette contraception Cérazette ® ne donne pas d’hémorragies de privation régulières. Le profil de saignement est comparable à celui des POP de première génération en début de traitement, puis avec le temps les saignements diminuent avec cette contraception, ce qui n’est pas le cas avec les POP de première génération. In fine, lorsque l’on considère le nombre de saignements sur une période de référence de trois mois, le nombre de jours de saignements est beaucoup plusfaible avec Cérazette ® qu’en l’absence de contraception. Le problème n’est donc pas lié à des saignements plus fréquents ou plus abondants mais bien au contraire à leur diminution, voire leur disparition fréquente. L’autre problème est le caractère non prévisible de ces saignements, qui répétons-le sont rares. Il ne s’agit pas d’un effet secondaire à proprement parler, mais simplement d’une
caractéristique obligatoire de ce type de contraception. Il faut donc prendre le temps nécessaire pour expliquer à la patiente que l’absence de règles est plutôt un avantage qu’un inconvénient. Avec une consultation de conseil bien menée, les taux d’abandon pour les troubles liés aux saignements sont rares. Par ailleurs la tolérance clinique de cette contraception est excellente, avec bien évidemment absence d’effets oestrogénodépendants, amélioration des dysménorrhées, migraines, mastodynies, et un faible taux d’acné comparable à celui des microprogestatifs classiques. Quelques gros follicules ont été décrits, qui
disparaissent spontanément sans que l’on ait à intervenir et qui ne sont pas à proprement parlé des kystes de l’ovire. Il n’y a pas de variations pondérales ni d’anomalies métaboliques constatées. Au niveau de la coagulation les variations observées sont minimes, le bilan lipidique reste stable. Par ailleurs le taux d’oestradiol circulant est inférieur à ce qu’il était en moyenne avant la prise du traitement, ce qui n’est pas le cas des pilules de première génération. Il y a écrêtement du pic d’oestradiol, ce qui n’est pas non plus le cas avec les POP de première génération. Le taux d’oestradiol reste cependant suffisant pour assurer une protection osseuse. Ceci a pu être démontré avec Implanon ® qui donne des taux circulants d’oestradiol équivalents. Ce profil de l’oestradiol endogène est utile lorsque l’on cherche à traiter des femmes qui ont une mauvaise tolérance aux oestrogènes exogènes bien sûr, mais aussi endogènes. Ceci permet aussi de lisser les fluctuations hormonales du cycle, parfois mal tolérées chez les femmes, en particulier en cas de syndrome prémenstruel. Le produit a été utilisé
chez des femmes allaitantes, sans influence sur la quantité ou la qualité du lait, ni d’effet observé sur la croissance des nouveaux-nés.

http://www.lesjfm.com/jfm_comm07/jamin3.pdf




http://amgpa.org/web2/file/contraception_hormonale.pps
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