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Dépistage de Chlamydiae trachomatis : pourquoi pas sur internet ?

par Admin » Lun 25 Oct 2010 09:28

Dépistage de Chlamydiae trachomatis : pourquoi pas sur internet ?

L'infection à Chlamydia trachomatis est la maladie sexuellement transmissible la plus répandue, et son évolution souvent silencieuse en fait une cause non négligeable de stérilité chez la femme. Le dépistage systématique tel qu'il est pratiqué dans certains pays européens pourrait diminuer la prévalence de l'infection et réduire les complications chez les individus infectés.

En Hollande, les autorités sanitaires ont rendu un avis défavorable à la systématisation du dépistage jusqu'en 2003, date à laquelle paraissaient les conclusions d'un projet pilote démontrant que le dépistage ciblé pouvait s'avérer efficace. Il a alors été confié aux médecins généralistes et aux centres de lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Mais l'augmentation régulière de la prévalence de l'infection a encouragé en 2006 à mettre sur pied de nouveaux projets pilotes explorant la faisabilité et l'intérêt du dépistage systématique.

Une de ces évaluations arrive à la fin de son premier round et les auteurs en publient aujourd'hui les résultats. Entre avril 2008 et février 2009, 261 025 personnes de 16 à 29 ans, hommes et femmes, ont reçu par internet une lettre les invitant à demander un kit de dépistage. La demande se faisait elle aussi par internet, en se connectant avec un login personnel sur un site dédié et sécurisé. Etaient concernées les populations d'Amsterdam, Rotterdam et de municipalités du Sud Limbourg (région rurale où le risque est censé être plus faible) le test étant proposé après une évaluation des facteurs de risque, également proposée sur internet). Le résultat du test était envoyé lui aussi par internet et en cas de positivité, les patients étaient invités à se présenter chez leur médecin pour recevoir un traitement, et un contrôle était proposé 6 mois après.

Au total, 20 % des personnes invitées à le faire ont demandé leur kit de dépistage, et 80 % d'entre elles l'ont renvoyé au laboratoire. Les femmes sont apparues plus intéressées que les hommes (25,8 % vs 14,1 %), et les personnes de plus de 20 ans plus que les plus jeunes (22 % vs 13,4 %). Le taux de positivité global est de 4,2 %, plus élevé chez les femmes (4,4% vs 3,8%) et chez les plus jeunes (7,3 % avant 20 ans contre 3,8 % après). Les jeunes femmes de moins de 20 ans notamment étaient les plus touchées, avec un taux de positivité de 8 %.

Il s'agit là des premières conclusions. Le taux de participation est plus faible que celui qui était attendu, mais les auteurs estiment encourageant le fait que 68 % des personnes testées positives ont demandé leur kit pour effectuer le contrôle après traitement. L'étude entre désormais dans la deuxième phase, deuxième « round », qui permettra d'évaluer réellement l'efficacité de ce type de dépistage et son extension à une population plus large.

Le dépistage en France n'est pas organisé. La HAS recommande le dépistage opportuniste chez les personnes considérées à risque, identifiées dans les centres de planification et d'éducation familiale, les centres de dépistage anonyme et gratuit, les dispensaires antivénériens et les centres d'interruption volontaire de grossesse.

JIM

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